Méthodologie du Score Validya — comment on calcule

Score Validya

Comment nous transformons votre situation en un score sur 100. Tous les barèmes sont publics, tous les choix sont expliqués.

Pourquoi un score ?

Donner une capacité d'emprunt ne suffit pas. Deux foyers qui peuvent emprunter le même montant n'ont pas le même dossier aux yeux d'une banque. Le score Validya traduit cette nuance : il évalue la qualité globale du dossier, indépendamment de son montant.

Le score va de 0 à 100. Il est construit par sommation de points sur des critères pondérés, sans boîte noire ni intelligence artificielle. Vous pouvez recalculer vous-même le résultat à partir des barèmes ci-dessous.

Nos principes

  • Aligné sur les pratiques bancaires françaises. Nous reprenons les critères utilisés par les analystes crédit : taux d'endettement (HCSF), reste à vivre, saut de charge, LTV, stabilité professionnelle.
  • Deux moteurs distincts. Un crédit immobilier et un crédit à la consommation ne se jugent pas pareil : nous utilisons deux grilles séparées (5 piliers en immo, 4 en conso).
  • Aucun critère discriminatoire. Pas d'âge, pas de nationalité, pas de lieu de résidence dans le score. Uniquement des indicateurs financiers et professionnels.
  • Transparent et modifiable. Tous les seuils sont des paramètres, jamais des valeurs cachées dans le code.

Les 5 piliers du score immobilier

Le score d'un crédit immobilier (résidence principale, locatif, secondaire, rachat de soulte, prêt relais, rénovation) est la somme de cinq piliers, pour un total de 100 points.

1

Capacité de remboursement

28 pts

C'est le coeur du dossier : est-ce que la mensualité tient dans le budget, et reste-t-il assez pour vivre après ?

  • Taux d'endettement
    Part des revenus consacrée à toutes les charges de crédit. Le HCSF impose 35% maximum, on évalue plus finement à partir de 27%.
    14 pts
  • Reste à vivre par personne
    Ce qu'il reste dans le foyer après mensualité, ramené par adulte et enfant. Au-dessus de 1 800 €/personne le score est maximal.
    8 pts
  • Saut de charge
    Différence entre la future mensualité et le loyer actuel. Un saut faible rassure : l'effort est déjà absorbé.
    6 pts
2

Stabilité et revenus

22 pts

Les banques cherchent un revenu prévisible. On valorise la stabilité de la situation pro et la diversification des sources.

  • Statut professionnel du foyer
    Double CDI ou retraite = signal idéal. CDD seul ou indépendant solo demandent plus de pièces justificatives.
    11 pts
  • Niveau de revenus en SMIC
    Revenus exprimés en multiples du SMIC net (1 426 €). Au-delà de 4× SMIC, le score est maximal.
    6 pts
  • Résilience du foyer
    Plusieurs sources de revenus (deux salaires, revenu locatif, pension) = filet de sécurité en cas de coup dur.
    5 pts
3

Apport et LTV

20 pts

L'apport montre la capacité d'épargne. La LTV (loan-to-value) mesure le risque pris par la banque face à la valeur du bien.

  • Ratio d'apport
    Part du projet financée sur fonds propres. À partir de 10% on couvre frais de notaire et garantie, à 30% c'est excellent.
    10 pts
  • LTV (montant emprunté / valeur du bien)
    Sous 70% la banque est très confortable, à 100% elle finance tout sans coussin de sécurité.
    10 pts
4

Signaux financiers

20 pts

Trois indicateurs annexes que tout analyste crédit regarde : crédits en cours, niveau d'endettement actuel, capacité à couvrir les frais.

  • Crédits conso en cours
    Aucun crédit conso = signal très positif. Au-delà de 10% des revenus, charge significative.
    5 pts
  • Endettement actuel (avant projet)
    Un dossier déjà chargé en crédits laisse peu de marge pour absorber l'ajout du nouveau prêt.
    7 pts
  • Apport vs frais annexes
    Idéalement l'apport couvre intégralement frais de notaire, garantie et dossier — voire au-delà, comme épargne résiduelle.
    8 pts
5

Profil et projet

10 pts

Quelques bonus de contexte qui n'inversent pas un dossier, mais qui reflètent la cohérence d'ensemble.

  • Configuration du foyer
    Couple, célibataire, enfants à charge, pensions versées.
    4 pts
  • Durée choisie
    Durée courte = signal positif. Au-delà de 25 ans le score est nul.
    4 pts
  • Nature du projet
    Résidence principale, locatif, secondaire, rénovation, soulte, relais.
    2 pts

La variante crédit à la consommation

Un crédit conso n'a pas de bien en garantie. Nous accordons donc plus de poids à la capacité de remboursement et aux signaux de crédit, et nous retirons la notion de LTV. Le total reste sur 100.

1

Capacité de remboursement

30 pts

Sans garantie immobilière, la priorité absolue est de vérifier que le foyer encaisse confortablement la mensualité.

  • Taux d'endettement
    Même grille que l'immo : 33% reste la cible.
    14 pts
  • Reste à vivre par personne
    Pondéré plus fortement qu'en immo : pas d'actif sous-jacent.
    10 pts
  • Effort de mensualité (PTI)
    Mensualité du crédit conso ramenée aux revenus mensuels.
    6 pts
2

Stabilité et revenus

25 pts

Les organismes conso sont plus souples qu'une banque en immo, mais le statut reste un signal clé.

  • Statut professionnel
    CDD et indépendants moins pénalisés qu'en immo (montants/durées plus courts).
    13 pts
  • Niveau de revenus en SMIC
    Même barème, légèrement reposté pour la conso.
    7 pts
  • Résilience du foyer
    Identique à l'immo : diversification = bonus.
    5 pts
3

Montant et nature du projet

20 pts

Le montant doit rester proportionné aux revenus, et l'objet du crédit donne un signal supplémentaire.

  • Montant en mois de revenus
    Sous 3 mois = parfait. Au-delà de 18 mois = critère de vigilance.
    12 pts
  • Nature du projet
    Travaux verts > auto > travaux > aménagement > mariage > divers.
    8 pts
4

Signaux de crédit

25 pts

Sans collatéral, les crédits déjà en cours et la durée choisie pèsent encore plus lourd.

  • Crédits conso existants
    Critère majeur en conso : aucun crédit en cours = signal idéal.
    13 pts
  • Endettement actuel
    Avant ajout du nouveau crédit.
    7 pts
  • Durée choisie
    Grille courte : sous 3 ans = parfait, au-delà de 10 ans = pénalisé.
    5 pts

Les règles éliminatoires (killer rules)

Certaines situations bloquent un dossier au-delà du score, parce qu'elles déclenchent un refus quasi-systématique dans le marché bancaire français :

  • Taux d'endettement supérieur à 38%. Le HCSF autorise une marge de dérogation jusqu'à 35%, au-delà aucune banque ne suit.
  • Aucun revenu stable identifié. Sans emploi et sans conjoint salarié, aucun organisme ne finance.
  • Surfinancement (immo). Au-delà de 110% du projet, l'apport est insuffisant.
  • Montant supérieur à 75 000 € en crédit à la consommation (plafond légal).

Bonus et malus contextuels

Quelques modulateurs marginaux ajustent le score à la fin du calcul, pour refléter des situations réelles du marché :

  • +2 pts si le dossier est éligible au PTZ.
  • +1 pt pour un investissement locatif, qui peut générer un revenu.
  • +1 pt pour un bien neuf (frais de notaire réduits, normes récentes).
  • −2 pts sur un locatif avec LTV supérieure à 90% : exposition trop forte.
  • −1 pt si plus de 10% des revenus partent en pensions versées.

Ce que le score n'est pas

Le score Validya n'est pas une probabilité d'accord bancaire. Aucune banque ne publie ses grilles internes, et chaque établissement applique ses propres politiques de risque. Notre score reflète la qualité objective du dossier au regard des pratiques de marché.

Un score à 85 ne garantit pas un accord, et un score à 55 ne signifie pas un refus. C'est un indicateur de positionnement, pas une décision.

Pour aller plus loin

Vous trouverez ci-dessous les barèmes complets, palier par palier. Ces tables sont identiques à celles utilisées par le moteur de calcul en production.

Mise à jour et gouvernance

Les barèmes peuvent évoluer si les pratiques du marché ou la réglementation HCSF/ACPR changent. Toute modification est tracée et appliquée immédiatement à tous les utilisateurs, sans distinction. Pour toute question sur la méthodologie, écrivez à contact@validya.fr.